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lundi 14 septembre 2020

Tous les bruits du monde de Sigrid Baffert


 

Un sentiment très partagé pour ce roman. Je l’ai acquis lors d’un abonnement pour une box livresque française. Dès que je l’ai vu, j’ai eu envie de le lire. Surtout après avoir lu le résumé qui laissait paraître un roman plein d’actions et de psychologie de personnages.

En effet, dans cette histoire nous suivons Graziella Mancini, dans les années 1900, une jeune italienne qui s’est laissée séduire par un jeune homme. Ce dernier l’a mise enceinte et s’apprête maintenant à en épouser une autre. Mais pour l’honneur de sa famille – et on connaît l’importance de l’honneur des familles italiennes ! – Graziella se retrouve face à un choix : tuer son ex-futur-époux ou laisser son père le faire.

Ce résumé ne reprend que le premier chapitre. Ensuite commencent les aventures de Graziella qui comprendront des voyages, des rencontres et un apprentissage sur soi-même.

Personnages

Les personnages sont une de mes plus grosses déceptions du roman. Déjà j’ai eu beaucoup de mal à apprécier et à comprendre Graziella sur les trois quarts de l’histoire. C’est quand même dommage parce que ça empêche toute attache aux événements. Elle est super froide et distante envers tout le monde. Cela s’arrange vers la fin mais ça ne rattrape pas les 300 pages précédentes.

Par contre, j’ai bien aimé Baldassare, son frère, qui est très doux, patient et compréhensif. Il est aussi super loyal. Le frère parfait en somme. Lui, au contraire de Graziella, je n’ai pas réussi à comprendre sa dernière décision. Ceux qui ont lu le livre, n’hésitez pas à en parler avec moi en commentaire.

Concernant Cesare, je crois que c’est encore pire que Graziella parce que je ne l’ai absolument pas compris. Durant tout le long du roman, il apparaît juste comme un voyeur psychopathe à mes yeux en fait. Pas très attachant quoi !

Ambiance

Quand on débute l’histoire, on est dans une ambiance italienne avec une famille dont l’honneur est en jeu. Ensuite, une nouvelle vie s’ouvre à Graziella et Baldassare. On les suit qui cherchent désespérément leur frère Tommaso et on les suit dans toutes les difficultés qu’une nouvelle vie peut apporter.

J’aurais adoré avoir plus d’ambiance italienne. J’adore l’Italie et quand j’ai commencé le roman, je m’attendais à voyager en Italie, à en apprendre plus sur leur culture. Mais gros flop. Seulement une partie se déroule en Italie et il n’y a pas énormément d’éléments sur l’Italie. Pas assez à mon goût. J’aurais juste voulu en avoir plus en fait.

Intrigue

L’intrigue est assez simple en somme. D’ailleurs je trouve que le résumé ne le représente pas vraiment. Mais ça laisse la surprise de la découverte. Selon moi, l’intrigue se concentre sur un objectif : retrouver Tommaso. Malheureusement, j’ai du coup eu l’impression que cela fait un gros pataquès autour de cette recherche pour pas grand-chose. J’ai été vraiment déçue par ma rencontre avec le fameux et si attendu Tommaso.

A côté de cette intrigue principale sont abordés des sujets super importants et qu’on voit assez peu en littérature (d’après mon expérience en tout cas). Je ne peux pas préciser quels sont ces sujets. Ce serait du spoiler je pense et ça pourrait vous gâcher la découverte de cette histoire.

Plume

L’auteur donne un rythme assez soutenu lors du premier chapitre étant donné qu’il y a de l’action. Mais après le rythme ralentit et a vraiment du mal à reprendre. C’était bien trop lent à mon goût. J’ai l’impression qu’en fait on peut résumer toutes les actions du roman en seulement 2-3 phrases.

En plus, on est tenu à distance de l’histoire émotionnellement étant donné que Graziella est froide. Il n’y a que très peu d’émotions et d’implications sentimentales qui passent à travers la plume. Je comprends le choix de l’auteur, une fois le roman terminé, mais je m’attendais à ressentir énormément d’émotions vu le sujet et flop…

Plaisir

En réfléchissant globalement, certains passages étaient bien plus agréables à lire que d’autres. Les moments durant lesquels il y avait de l’action, le rythme était plus rapide donc très agréable à lire. Les moments abordant les sujets importants dont je parlais précédemment étaient aussi vraiment intéressants et donc super plaisants à lire.

Mais à côté, il y a tellement de passages trop lents et de déceptions pour ce que j’en attendais. Pas assez d’émotions, d’implications. Pas assez d’Italie. Pas assez d’actions. Pas assez de Tommaso. Pas assez de psychologie de personnages au final, même si on a une évolution intéressante - de Graziella surtout.

Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à venir en commentaires pour partager votre avis sur ce roman. J’adorerais en parler avec vous. 

dimanche 6 septembre 2020

 Le roi des éléphants
Christian Zuber
Editions de Fallois

Couverture Le roi des éléphants 

Résumé

    Mafunyane, le seigneur de la brousse, et un vieil et majestueux éléphant qu'escortent de jeunes mâles prêts à le défendre au moindre danger. 

Avec les braconniers qui rodent la nuit, même dans le Parc de Sambu-Mara, ce n'est pas une vaine précaution. 

Patricia Wallon, jeune photographe animalière qui a grandi au Kenya, ne rêve, elle, que d'une seule chose : lui consacrer un reportage, des images qui feraient le tour du monde et l'aideraient dans son combat contre l'ignoble commerce de l'ivoire. Mais il lui faut d'abord trouver Mafunyane !  

Avis : 13/20 

    Alors avant de commencer cette lecture, il ne faut pas s’attendre à une réelle histoire. Ce roman est simplement un voyage – principalement en Afrique – pour dénoncer les maltraitances animales. C’est une sorte de reportage animalier dénonciateur mais par écrit. 

Personnages

Aucun intérêt selon moi. Ils ne font que soutenir le reportage animalier. Patricia a même des réactions que je n’apprécie pas trop. Je ne peux pas en dire plus pour ne pas spoiler… Les autres permettent juste d’installer une pseudo-histoire.

Olivier permet de donner des informations sur l’Afrique, grâce à son œil neuf sur le Kenya. C’est une façon intéressante d’apporter de nombreuses informations super intéressantes sur l’Afrique ou le Kenya ou encore les animaux et les problèmes qu’ils peuvent rencontrer. Mais cela ne nous permet pas du tout de nous attacher aux personnages, ce qui, selon moi, est dommage dans un roman.

Les Africains, amis de Patricia, apportent un peu d’action à l’histoire, par moment et un semblant de sentiment, d’émotion parce que Patricia y est attachée. Mais c’est loin de ce que j’attends pour un roman. 

Ambiance

        C’est clairement une dénonciation des maltraitances animales dans le monde. On a d’ailleurs droit à des descriptions pas très ragoutantes et d’autres pas faciles à lire. J’ai beaucoup aimé cet aspect du roman.

On découvre aussi un peu la culture kenyane. J’adore découvrir les différentes cultures, les différents peuples.

Intrigue

        Absente. On suit juste le voyage de Patricia à travers ses différents reportages. L’intrigue est simplement portée sur les différents reportages qu’elle fait à travers ses photographies.

        Je m’attendais à ce que l’histoire soit plus centrée sur Mafunyane puisque c’est ce que promet le résumé. Mais en fait on ne le voit que 2-3 fois. Dommage !

Plume

        La plume n’est pas fluide. Elle m’a semblé un peu forcée par moments. Surtout concernant les émotions qui, du coup, ne m’ont pas du tout atteint. J’ai ressenti une distance certaine à travers les mots de l’auteur.

        En plus, l’auteur a décidé de faire des listes par moment qui sont assez désagréables à lire. Ces listes ne servent pas à grand-chose. Je comprends que l’auteur voulait aborder de nombreux animaux africains qui ne sont pas très connus hors de l’Afrique mais c’est assez peu digestif du coup.

Plaisir

        Certains passages sont intéressants et donc plaisants à lire. Malheureusement beaucoup ne le sont pas. Dommage !