dimanche 9 juin 2019

Holy lands de Amanda Sthers

Auteur : Amanda Sthers
Edition : Stock
Parution : 2019

Saviez-vous qu'en Israël on se servait des porcs pour pourchasser les terroristes? Ainsi Harry Rosenmerck, juif ashkénaze, cardiologue parisien, a tout quitté pour devenir éleveur de cochons en Terre sainte. David, le fils d'Harry, auteur de théâtre à succès, homosexuel, écrit à son père qui ne lui répond jamais. La fille d'Harry, Annabelle, quitte New York pour fuir son chagrin d'amour. 
Et enfin son ex-femme se découvre un cancer et revisite leur histoire d'amour et ses zones d'ombre. C'est un roman sur les limites de chacun, sur les élans du coeur qui restent coincés dans la gorge, sur les instants qui passent et qu'on n'a pas su saisir. Sur la petite histoire dans la grande. 

Quand j'ai reçu ce livre, je l'ai commencé tout de suite en pensant qu'il serait trop bien, que je m'attacherais énormément aux personnages qui, d'après le résumé, avaient l'air attachants : la mère malade, le fils homosexuel rejeté par son père et la fille dévastée par un chagrin d'amour. Mais quelle déception ! Cela n'a pas été le cas du tout ! Je n'ai aimé aucun des personnages que j'ai trouvé faux, creux, sans intérêt
L'histoire paraît mignonne aux premiers abords : une famille séparée que la vie rapprochera à nouveau. Mais en fait, n'étant attachée à aucun personnages, cela ne m'a provoqué aucune sorte d'émotions. Ce qui est plutôt décevant et dommage. Surtout que toutes les lettres n'abordent que les relations entre les membres de la famille. Il n'y a aucune action
Pour arranger le tout, je n'ai pas su apprécier l'écriture de l'autrice. A mon sens, il y avait soit des fautes de frappe, soit des mauvaises tournures de phrases. Mais des fois, il fallait que je relise plusieurs fois la phrase pour la comprendre, ou pour deviner ce que l'autrice voulait dire.
Concernant le conflit israélo-palestinien, il n'est que peu abordé. De souvenir (faisant cet article plus d'un mois après la lecture du roman), il n'est "évoqué" qu'au début du roman par le rabbin. D'ailleurs, c'est un aspect que j'ai beaucoup aimé ! Le rabbin a un point de vue auquel je ne m'attendais pas de la part d'un Israélien. Ceci a été une très bonne surprise
En général, ce livre a donc été une déception même s'il m'a bien diverti pendant les petites heures de lecture (seulement 200 pages) qu'il demande. 

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Did you know that in Israël pigs were used to chase terrorists? Thus Harry Rosenmerck, Ashkenazi Jew, Parisian cardiologist, left everything to become a pig farmer in the Holy Land. David, Harry's son, successful theater writer, homosexual, writes to his father who never answers to him. Harry's daughter, Annabelle, leaves New York to escape her heartache.
And finally, his ex-wife discovers she has cancer and revisits their love story and its shadows. It is a novel about the limits of each one, about the rushes of the heart which remain stuck in the throat, about the moments that pass and that we couldn't seize. On the little story in the big one.

When I received this book, I started it immediately thinking that it would be too good, that I would grow attached to the characters a lot who, according to the summary, seemed very endearing: the sick mother, the homosexual son rejected by his father, and the girl devastated by a heartache. But what a disappointment! That was not the case at all! I didn't like any of the characters. I found them wrong, hollow, uninteresting.
The story seems cute at first sight: a separate family that life will bring closer again. But in fact, not being attached to any characters, it didn't provoke any kind of emotions in me. Which is rather disappointing and a shame. Especially that all the letters only mention the relationships between family members. There is no action
To arrange everything, I couldn't appreciate the writing of the author. In my opinion, there were either typing error or bad turnings of sentences. But sometimes, I had to reread the sentence several times to understand it, or to guess what the author meant.
About the Israeli-Palestinian conflict, it is not much addressed. As far as I can remember (writing this article more than one month after reading this novel), it is "mentioned" only at the beginning of the novel by the rabbi. By the bye, this is an aspect that I really liked! The rabbi has a point of view that I did not expect from an Israeli. This was a very good surprise.
In general, this book was a disappointment even though it entertained me during the short hours of reading (only 200 pages) that it requires.

Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami / The Wind-Up Bird Chronicle

Auteur : Haruki Murakami
Edition : 10|18
Parution : 2014
Le jour où sa femme disparaît inexplicablement, la vie de Toru Okada bascule - et emporte avec elle les repère du monde. C'est dans une réalité qui s'enfuit sous d'excentriques mirages que le jeune homme s'éveille un matin. Un théâtre d'ombres débutant par de mystérieux coups de téléphone, et où se croisent peu à peu des êtres déroutants, inclassables, aux confins d'un univers guidé par le chant d'un oiseau à ressort...

Que dire de ce roman ? A la suite de cette lecture, je suis un peu perdue. J'ai énormément de mal à dire ce que j'en pense : est-ce que je l'ai aimé ? est-ce que j'ai compris tout ce qui était à comprendre ? Je n'en suis pas sûre. Il mélange tellement la réalité et le surréaliste. Toru Okada lui-même ne comprend pas ce qui lui arrive et ne le peut pas. Il est aussi perdu que nous le sommes en tant que lecteur. Cela rend cette lecture très particulière, confuse et déroutante.
Ce petit pavé d'un peu plus de 950 pages n'abrite que peu d'actions ce qui donne un rythme assez lent à l'histoire. Lorsque j'ai fermé le livre, c'était un aspect que je n'avais pas apprécié durant ma lecture. Mais en fait, un petit moment (plus d'un mois plus tard), je pense que ce rythme est nécessaire à l'histoire. Nous sommes déjà assez perdus avec ce rythme lent. hhh
Pour être honnête, malgré ce manque d'actions clair, surtout dans la première partie, l'écriture de Haruki Murakami est tellement fluide et envoûtante que je revenais avec plaisir dans ma lecture. L'histoire également est envoûtante par son originalité, son étrangeté, son unicité. Je n'ai jamais lu quelque chose de similaire. Je pense d'ailleurs sincèrement que je ne l'aurais jamais lu si l'on ne me l'avait pas donné. Ce n'est pas le genre de livres vers lequel je me tourne facilement. Mais je suis ravie d'avoir découvert cet auteur, son style, son côté surnaturel.
Finalement, certains passages sont vraiment durs à lire : ils sont perturbants, plein de violence, de cruauté. Ce n'est sûrement pas un livre que je conseillerais à des enfants. Ces passages sont d'autant plus durs à lire qu'ils concernent des personnages auxquels on s'attache. Aussi bizarres soient-ils, j'ai réussi à m'attacher aux personnes entourant la nouvelle vie de Toru et Toru lui-même.
Une première lecture de cet auteur qui m'a rendu perplexe. Je tenterais sûrement un autre de ses romans, voir si perdre ses lecteurs fait partie de son style ou si c'était réservé à ce roman.

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The day his wife disappears inexplicably, the life of Toru Okada tumbles - and carries away with her the landmarks of the world. This is in a reality that flees under eccentric mirages that the young man wakes up one morning. A shadow play starting with mysterious phone calls, and where little by little disconcerting, unclassifiable beings meet, on the borders of a universe guided by the song of a wind-up bird

What to say about this novel? After this reading, I'm feeling a little lost. I have a lot of trouble saying what I think about this book: did I like it? did I understand everything that it was to be understood? I'm not sure. It mixes up reality and surrealism so much. Toru Okada himself does not understand what is happening to him and can not. He is as lost as we are as a reader. This makes this reading very special, confusing, and disconcerting.
This little huge book of a little more than 950 pages contains only few actions which gives a slow pace to the story. When I closed the book, it was an aspect that I didn't appreciate during my reading. But actually, a little while after my reading (more than a month later), I think this rhythm is necessary to the story. We are already pretty lost with this slow pace hhhh
To be honest, despite this clear lack of actions, especially in the first part, the writing of Haruki Murakami is so fluid and haunting that I returned with pleasure in my reading. The story is also haunting by its originality, its strangeness, its uniqueness. I have never read something similar. I sincerely think that I would never have read it if I had not been given it. This is not the kind of book I turn to easily. But I am delighted with having discovered this author, his style, his supernatural side.
Finally, some passages are really hard to read: they are disturbing, full of violence, cruelty. This is certainly not a book I would recommend to children. These passages are all the harder to read because they concern characters to which we grow attached. Strange as they are, I managed to grow attached to the people surrounding the new life of Toru and Tory himself.
One first reading of this author that confused me. I will surely try another of his novels, to see if losing his readers is part of his style or if it was reserved for this novel.

mardi 23 avril 2019

Le sang du temps de Maxime Chattam

Auteur : Maxime Chattam
Edition : Michel Lafon
Parution : 2005

Paris, 2005. Détentrice d'un secret d'Etat, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Prise en charge par la DST, elle est conduite en secret au Mont-Saint-Michel.
Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d'une enquête particulièrement sordide : des cadavres d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule, créature démoniaque, serait à l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle. 
A première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...
La vérité se cache dans ces pages. Saurez-vous la retrouver ? 

Mon opinion 
Je crois que c'est le premier thriller que je lis. J'ai voulu tenter et je ne le regrette pas. C'est assez dingue à quel point on rentre dans l'histoire, à vouloir savoir le fin mot de l'histoire soit ici qui a tué ces pauvres enfants et quel est le lien avec celle de Marion que l'on suit en parallèle.
Au début, j'ai eu énormément de mal avec la plume de Maxime Chattam. Mais je pense que c'est quelque chose de très personnel car je n'ai jamais entendu personne dire une telle chose. C'est sûrement dû au fait que mes lectures habituelles sont des lectures fantaisies pour young adult. Celle-ci était alors un peu plus élaborée, réfléchie et précise.
J'ai vraiment beaucoup aimé le fait qu'il y ait deux histoires connectées d'une certaine façon. Cela rajoute du piment à l'histoire, à l'enquête. Surtout si l'on prend en compte le fait que le rythme n'est pas des plus rapides, à mon goût tout du moins (en même temps j'ai l'habitude de lire des romans plein d'actions hhh). 
Deux autres éléments m'ont énormément plus : l'analyse psychologique que fait Jérémy. C'est une introspection des pensées d'un enquêteur en pleine action. J'ai vraiment adoré cette façon de penser, de créer des liens où personne n'en verrait, de faire une démonstration de la personnalité de quelqu'un avec de simples éléments. L'autre élément est le lien créé et supposé avec les légendes du Caire : les ghouls. Cette mystification du monstre qui cause ces atrocités était vraiment bien pensée et très bien montée. J'adore les légendes alors cela m'a énormément plu.
Enfin, je finirais par dire que j'ai été énormément surprise par le dénouement. J'ai imaginé beaucoup de choses au cours de ma lecture, des suppositions plus ou moins sensées d'ailleurs hhh Mais celle-là ne m'était pas venue en tête.

dimanche 3 mars 2019

Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti

Auteur : Valérie Zenatti
Edition : Ecole des loisirs
Parution : mars 2005
C'est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, six morts, deux jours d'info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l'horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. 
Tal, elle, ne s'habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage.
Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s'allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu'elle écrit ce qu'elle a sur le coeur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l'espoir quand même.
Ce qu'elle pense, ce qu'elle écrit, quelqu'un doit le lire. Quelqu'un d'en face. Elle l'imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie...

Mon opinion

J'ai lu ce roman parce que je voulais en savoir plus sur le conflit israelo-palestinien. Et en effet, cette lecture m'a permis de voir les ressentis que peuvent avoir les Israéliens et les Palestiniens vis-à-vis du conflit via une israélienne, qui souhaite la paix avec les Palestiniens, et un palestinien de Gaza. Le conflit en lui-même est même un peu expliqué. Malheureusement, je ne suis pas sûre que ces Israéliens qui veulent la paix avec les Palestiniens soient les plus nombreux dans le pays. Le fait d'avoir les deux points de vue rend l'histoire très intéressante et vivante.

On s'attache énormément aux deux protagonistes. Tal, l'israélienne, est pleine d'espoir et de gentillesse pour ces deux pays. Quant au Palestinien, Naim, est en colère et plein d'appréhension concernant les Israéliens, ce qu'on comprend très facilement étant donné la situation. A travers ses mails, il nous explique un peu la vie à Gaza et la raison de sa colère. 

Cette lecture m'a à la fois fait beaucoup sourire et apporté les larmes aux yeux. Beaucoup de sentiments. La relation qui se construit entre ces deux protagnistes semble être forte. Ils se cherchent, ce qui est assez marrant à lire. Mais ils se racontent des choses assez dures à lire comme l'attentat auquel assiste Tal.

Quand j'ai commencé à lire ce bouquin, je ne voulais lire que quelques chapitres. Mais je n'ai pas pu l'arrêter. Je n'ai refermé ce livre qu'une fois terminé. Je dois avouer que je m'attendais à une autre fin. Cela m'a un peu déçue même si celle-ci est peut-être meilleure pour les personnages. 

samedi 2 mars 2019

La quête des ours de Erin Hunter

Auteur : Erin Hunter
Edition : Pocket Jeunesse 
Parution : Février 2013

La vie les a malmenés.
Le destin les a réunis.
L'aventure les attend !
Ils sont trois oursons, nés sous des cieux différents. Kallik vit sur la banquise, qui fond chaque jour davantage. Toklo grandit dans une forêt abîmée par les hommes. Lusa, enfermée dans un zoo, rêve d'explorer le monde sauvage. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant... Leur quête pour un monde meilleur ne fait que commencer !

Mon opinion

Ce bouquin a été une vraie suprise pour moi. En effet, je n'attendais pas grand chose de cette histoire d'ourson. Mais l'auteur arrive à apporter tellement de douceur au milieu de tous les problèmes que ces oursons rencontrent que je suis maintenant très attachée à ce livre

Au long de ces histoires très différentes les unes des autres, je me suis très attachée à ces ours. Ils sont tous les trois très différents mais ça les rend peut-être encore plus attachants. Surtout que leurs histoires elles-mêmes sont vraiment très mignonnes, attachantes et belles. J'ai particulièrement aimé la troisième histoire, celle de Toklo. 

Ces trois histoires sont montrées et vues à travers les yeux des oursons. On a donc le vocabulaire qu'ils inventent pour décrire des éléments qui nous sommes banals (voiture, bâtiment, contenaire,...). J'ai trouvé ceci vraiment très bien pensé et tellement mignon. Cela apporte et montre toute l'innoncence qu'ont les oursons sur le monde mais précisément sur le monde humain qui les entoure et qu'ils doivent subir

Ce roman souligne l'influence des Hommes et du réchauffement climatique sur la vie des animaux. Cela met en valeur à quel point les animaux sont innocents et subissent notre présence. Ils sont impuissants face à notre impact, à nos activités. L'Homme est tout puissant à côté d'eux et fait tout ce qui lui apporte un avantage sans penser à l'impact, souvent négatif, que cela peut avoir sur la vie des autres, ici sur les oursons. C'est une critique en douceur de l'impact anthropique sur la vie animale. J'ai beaucoup aimé cet aspect du roman. Mais il est également montré le côté positif des zoos, le fait que les animaux n'ont plus la vie dure qu'ils pouvaient avoir dehors (recherche de nourriture, bataille avec les autres animaux, ...).

Enfin, on découvre différentes sortes de légendes ou croyances auxquelles les ours croient. Ces légendes sont vraiment originales et bien pensées. Elles sont liées au milieu d'habitat de chacun des oursons. Elles nous permettent de nous rapprocher des oursons. J'ai vraiment beaucoup aimé ces croyances aussi. 

mercredi 13 février 2019

50 millions d’arbres ont changé le monde

50 millions d’arbres ont changé le monde

Installez Ecosia est un geste tellement simple mais qui fait tellement!

Set up Ecosia is such a simple action to do but that makes so much!



Prendre soin de notre planète est un geste que bien trop peu de personnes font aujourd'hui au quotidien. Moi la première. Malheureusement, ce n'est pas quelque chose de forcément évident à mettre en place, surtout quand on vit en collocation. Mais installez Ecosia est un geste tellement simple qui peut faire tellement! Un geste que vous faites probablement tous les jours, même plusieurs fois par jour peut changer les choses alors foncez, n'hésitez plus et faites un geste pour la planète, pour notre planète!

Laissez moi vous expliquer rapidement le principe. Vous ajoutez Ecosia à votre navigateur Google (oui ce n'est même pas à télécharger!) et toutes les 45 recherches Internet, Ecosia plante un arbre! C'est aussi simple que ça! Vos recherches permettent à Ecosia de financer la replantation de forêts entières. Alors qu'attendez-vous ? ECOSIA



Caring for our planet is a gesture that far too few people do today. I'm the first one. Unfortunately, it's not necessarily easy to put in place, especially when you live with someone else. But setting up Ecosia is such a simple action that can do so much! A gesture that you probably make every day, even several times a day can change things so go for it, don't hesitate anymore and make a gesture for the planet, for our planet!

Let me quickly explain the way it works. You add Ecosia to your Google browser (yes you don't even have to download it!) and every 45 Internet searches, Ecosia plants one tree! That's as simple as that! Your research allow Ecosia to finance the replanting of entire forests. So what are you waiting for? ECOSIA

samedi 9 février 2019

Entre chiens et loups (tome 1) de Malorie Blackman

Auteur : Malorie Blackman
Edition: Milan Macadam
Parution : septembre 2005

Imaginez un monde. 
Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.
Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. 
Car elle est noire et fille de ministre.
Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...
Et s'ils changeaient ce monde ?

Mon avis
Je suis partagée sur ce roman. J'ai beaucoup aimé la deuxième partie dans laquelle le rythme est plus soutenu, il y a beaucoup plus d'actions. Mais la première partie est lente, elle est concentrée sur la relation entre Callum et Sephy. Ce qui est très important pour la suite de l'histoire. Une fois que l'action arrive, ça commence à vraiment être intéressant. On s'intéresse réellement du sort des différents personnages.
En parlant des personnages, il est facile de s'attacher au couple mais quant aux personnages secondaires comme leur famille, il m'a été plus facile de m'attacher à la famille de Callum que celle de Sephy. C'est d'ailleurs sûrement le but de l'auteure. 
C'est un des éléments qui fait que ce roman est une bonne critique du racisme! Ce roman fait réfléchir. En effet, le fait que les rôles soient inversés par rapport à ce qu'on vit tous les jours permet peut être d'attirer le regard des lecteurs sur une situation actuelle, cela permet de montrer que, oui, les rôles auraient pu être inversés. Cela souligne le fait que le problème vient de l'Homme avec un grand h et non pas d'une soit-disant "race d'humain".
Les scènes de tendresse sont particulièrement bien écrites. Mais l'histoire reposant sur une romance, je m'attendais à ressentir plus de frissons. Je me suis attachée aux personnages et à leur situation, j'ai pu comprendre et ressentir leur amour mais malgré une écriture fluide et une romance bien construite et développée, je n'ai pas éprouvé de sentiments forts les concernant. Je ne peux pas expliquer pourquoi. 
Enfin, une décision de l'auteure a été une surprise. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. D'ailleurs, jusqu'au moment où cet événement est arrivé, je me demandais comment cela allait se passer. J'ai rarement cette surprise dans les bouquins et cela fait plaisir.

vendredi 1 février 2019

Marquée de la Maison de la nuit de P.C. Cast et Kristin Cast

Auteurs : P.C. Cast et Kristin Cast
Edition :Pocket Jeunesse
Parution : janvier 2010
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres...
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : "Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend à la Maison de la Nuit." A ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.

Mon opinion

Je pense qu'il est important de préciser que ce livre est écrit avec un langage d'adolescents. Mais cela est fait exprès. P.C. Cast le précise à la fin du roman dans les remerciements : elle précise avoir été aidée par sa fille, Kristin Cast. Ne m'y attendant pas, j'ai eu un peu de mal au début à passer outre ce langage ou ce comportement très adolescent.
Mais l'histoire est vraiment très originale. En effet les vampires ne sont pas comme ceux vus dans The vampire diaries ou True blood ou encore Twilight. J'ai beaucoup aimé cette différence! L'une de leurs différences est qu'il fonctionne avec les éléments : le vent, l'eau, le feu, la terre et l'esprit. L'originalité de cette histoire repose également sur le fait que Zoey Redbird a des origines Cherokee, ce qui est plutôt cool.
De plus, j'ai beaucoup aimé le groupe d'amis - les nouveaux amis - de notre protagoniste. Le fait de devenir vampire la fait grandir et cela se ressent dans son nouveau groupe d'amis qui est bien plus mature et réels. 
Petit bémol : l'histoire malgré ses originalités est un cliché. Mais cela reste très agréable à lire. 
A la fin du roman, je voulais en savoir plus sur Nyx (la déesse des vampires), Zoey et son monde -ou plus exactement son nouveau monde. J'essaierai donc avec plaisir de me procurer la suite de cette saga